La difficulté à faire admettre à une personne qu’elle a été manipulée
Je vais prochainement essayer de négocier des mesures pour protéger ma mère. Je souhaite convaincre mes interlocuteurs de ne pas se laisser manipuler. J’ai donc fait écrire un article sur le sujet par l’IA Copilote.
La manipulation, entendue comme l’influence exercée sur autrui à son insu et contre ses intérêts, constitue un objet central de la psychologie sociale et cognitive. Pourtant, amener une personne à reconnaître qu’elle en a été victime demeure une tâche complexe. Cette difficulté s’explique par des mécanismes psychologiques profonds, des dynamiques sociales et des enjeux identitaires. L’objectif de cet article est d’analyser ces résistances à travers les apports de la psychologie cognitive (Festinger, 1957), de la théorie de l’influence (Cialdini, 2001) et des travaux sur la dynamique de groupe (Asch, 1951 ; Janis, 1972).
1. La dissonance cognitive et la protection de l’ego
Leon Festinger (1957) a montré que l’être humain cherche à maintenir une cohérence interne entre ses croyances, ses attitudes et ses comportements. Lorsqu’une personne découvre qu’elle a été manipulée, elle se trouve confrontée à une dissonance cognitive : d’un côté, l’image de soi comme individu rationnel et autonome ; de l’autre, la réalité d’avoir été trompé.
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Pour réduire cette tension, l’individu peut recourir au déni (“je n’ai pas été manipulé, j’ai choisi librement”), ou à la rationalisation (“même si j’ai été influencé, cela m’a quand même apporté quelque chose”).
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Cette résistance protège l’ego, mais rend extrêmement difficile l’acceptation de la manipulation.
2. L’engagement progressif et le biais des coûts irrécupérables
Robert Cialdini (2001) a décrit plusieurs principes d’influence, dont celui de la cohérence et de l’engagement. La manipulation repose souvent sur des demandes graduelles, qui exploitent le mécanisme du pied-dans-la-porte (Freedman & Fraser, 1966).
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Plus une personne s’engage dans une relation ou une croyance, plus elle devient réticente à admettre son erreur.
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Le biais des coûts irrécupérables (Arkes & Blumer, 1985) accentue ce phénomène : plus on a investi de temps, d’argent ou d’émotions, plus il est difficile de reconnaître que cet investissement repose sur une illusion.
3. L’attachement affectif et la dépendance relationnelle
La manipulation ne s’exerce pas uniquement par des arguments rationnels, mais aussi par l’exploitation des liens affectifs.
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Dans une relation intime, la victime peut éprouver une dissonance relationnelle : comment concilier l’idée d’un lien d’amour ou de confiance avec la réalité d’une exploitation ?
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Les travaux sur la dépendance affective (Bowlby, 1969 ; Hazan & Shaver, 1987) montrent que le besoin de sécurité et de reconnaissance peut maintenir une personne dans le déni, même face à des preuves de manipulation.
4. Le rôle du groupe et de la conformité sociale
Les expériences de Solomon Asch (1951) ont démontré la puissance de la conformité : un individu peut nier l’évidence pour se rallier à l’opinion majoritaire.
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Lorsqu’une manipulation est partagée par un groupe (secte, mouvement politique, cercle social), la pression normative rend la remise en question encore plus difficile.
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Irving Janis (1972) a décrit ce phénomène sous le terme de pensée de groupe (groupthink), où la recherche d’harmonie collective prime sur l’esprit critique.
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Ainsi, reconnaître la manipulation reviendrait non seulement à admettre une erreur personnelle, mais aussi à se marginaliser socialement.
5. Stratégies pour favoriser la prise de conscience
La littérature en psychologie de la persuasion suggère plusieurs approches :
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Approche socratique : poser des questions ouvertes plutôt qu’imposer une vérité (Petty & Cacioppo, 1986).
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Valorisation de la dignité : rappeler que la manipulation est universelle et que personne n’y échappe, ce qui réduit la honte.
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Preuves factuelles progressives : présenter des incohérences de manière graduelle, afin de limiter la dissonance cognitive.
Conclusion
La difficulté à faire admettre une manipulation résulte d’un enchevêtrement de facteurs psychologiques (dissonance cognitive, biais d’engagement), affectifs (attachement, dépendance) et sociaux (conformité, pensée de groupe). Reconnaître la manipulation n’est pas seulement un acte intellectuel, mais un processus identitaire et relationnel. Loin d’être un signe de faiblesse, cette reconnaissance constitue un acte de lucidité et de résilience. Les travaux de Festinger, Cialdini, Asch et Janis montrent que la résistance au constat de manipulation est profondément humaine, et que seule une approche respectueuse, progressive et empathique peut ouvrir la voie à une prise de conscience.
Quand la maladresse se transforme en preuve : récit d’une gaffe judiciaire.
Un appel de la gendarmerie d’hier m’a replongé dans les questions sans réponses qui gâchaient mes nuits.
Une coïncidence troublante cet appel est arrivé pendant que je rédigeais un courriel à la direction de l’Ehpad pour prendre rendez-vous afin d’éviter de nouvelles maltraitances de ma mère.
J’ai une forte envie de recommencer à publier dans mon blog. Pour ne pas affaiblir la procédure judiciaire j’ai fait rédiger un texte de défoulement par Copilote par conséquent fictif.
Comment une femme imbue d’elle-même s’est piégée en révélant son propre mensonge devant la justice.
Introduction
La vie est faite d’erreurs, mais certaines ont plus de conséquences que d’autres. Il est courant de commettre des maladresses, mais quand celles-ci s’invitent dans une procédure judiciaire, les répercussions peuvent être sérieuses. Dans cet article, je souhaite partager une anecdote familiale pour le moins surprenante : une femme de 50 ans, Morgane, prise dans un enchaînement judiciaire, a, par inadvertance, apporté la preuve irréfutable qu’elle avait menti lors d’une précédente procédure.
Retour sur les faits
Tout a commencé avec une querelle familiale qui, malheureusement, a fini devant les tribunaux. Lors de la première procédure, Morgane a présenté une version des faits qui lui était favorable, omettant quelques vérités et enjolivant certains détails. Sa parole a été acceptée, et le jugement a été rendu sur la base de ses déclarations.
Mais les histoires familiales ont la vie dure, et une nouvelle procédure a été engagée quelques mois plus tard. Cette fois, Morgane se sentait plus en confiance, pensant pouvoir consolider sa position. C’est là que la bêtise a frappé : voulant prouver son innocence et légitimer ses demandes, elle a produit un document qui, contre toute attente, contredisait ses propres déclarations antérieures.
La révélation du mensonge
Le document fourni lors de la deuxième procédure était censé appuyer sa version, mais au contraire, il révélait sans ambiguïté qu’elle avait menti dans la procédure précédente. La contradiction était telle que même le juge n’a pas pu s’empêcher de relever l’incohérence. Ce moment de solitude, où Morgane s’est elle-même piégée, restera gravé dans les annales familiales.
Les conséquences d’un mensonge devant la justice
Mentir dans le cadre d’une procédure judiciaire peut avoir de lourdes conséquences : perte de crédibilité, sanctions éventuelles, et, dans certains cas, poursuites pour faux témoignage. Outre l’humiliation, la maladresse de Morgane a compromis sa position et entaché sa réputation auprès du tribunal et de la famille.
Réflexion et leçon à tirer
Cette anecdote souligne un principe fondamental du droit : la vérité finit toujours par émerger, souvent de la manière la plus inattendue. La tentation de mentir pour obtenir gain de cause peut sembler séduisante sur le moment, mais les conséquences d’une telle bêtise sont rarement bénignes. Pour Morgane, cette expérience aura été une leçon cuisante sur l’importance de la sincérité, surtout lorsque l’on s’adresse à la justice.
Conclusion
Si l’on pouvait rire de cette histoire avec du recul, il reste essentiel de rappeler que la justice repose sur la confiance et la véracité des témoignages. Chacun peut commettre des erreurs, mais il est préférable de les reconnaître plutôt que de s’entêter dans le mensonge. Souhaitons à Morgane d’avoir retenu la leçon et, à tous ceux qui liront cet article, de réfléchir à deux fois avant de jouer avec la vérité devant les tribunaux.
Des brefs instants d’oubli de la maladie.
Aujourd’hui j’ai préparé la vidéo annoncée précédemment et je l’ai publiée sur YouTube.
Elle sera visible demain à partir de 12 heures : https://youtu.be/xjAenvaRq1s
La volonté de mourir de notre mère est exprimée calmement mais son attention passe vite sur le contenu de sa table. Quand elle regarde les petits livres qui racontent sa vie, elle a des mots qui montrent des restes de souvenirs. Dans ces discussions-là elle répond dans le contexte avec des remarques pleines de bon sens.
J’ai retrouvé ces vidéos lorsque je cherchais des photos pour illustrer ses paroles enregistrées lors de nos échanges téléphoniques. Je pensais à un point particulier sur un sujet oublié. Ma mère a fait un développement censé à partir d’éléments pris dans d’autres contextes. Beaucoup n’aurait pas perçu la perte de mémoire et aurait cru ses paroles. J’ai fait la même expérience avec l’IA qui n’ayant rien trouvé sur un événement l’a décrit à partir de généralités probables. Cette similitude est troublante.
Encouragé par mes nouveaux lecteurs, je persiste à publier
Les statistiques du blog ne portent que sur les nouveaux lecteurs, j’aimerais que mes lecteurs réguliers se manifestent par des commentaires ou en s’abonnant. Cela m’aiderait à choisir les sujets à traiter. Pour le moment je pense que ce qui intéresse le plus dans mon blog ce sont mes observations sur l’impact de la maladie d’Alzheimer. Ce matin j’ai travaillé sur une deuxième vidéo pour You Tube. Dans la première je dénoncer les effets d’une grave erreur. Dans celle que je prépare, je pense mettre des ressentis de la malade et la présentation de l’outil en photo qui semble lui faire du bien. Je retourne à mon programme du jour et souhaite une bonne journée à mes lecteurs.
Mauvaise nuit
La relecture du début de mon roman m'a remis en mémoire les faits réels qui m'avaient donné envie de raconter cette histoire. L'atrocité de certains détails qui ne sont pas dans le roman car il doit rester une fiction m'a provoqué un réveil à 3h30. J'ai cogité jusqu'à 7 h qui me parait être une heure normale de lever.
Le résultat de mon éveil a été l'inscription dans mes objectifs d'un Email. Je l'ai fait après avoir choisi parmi tous les textes imaginés un de ceux qui permettrait l'enterrement de la hache de guerre avec celle qui semblerait être mon ennemie à l'intérieur de l'Ehpad.
Vous devinez que mon roman va avancer très doucement car je dois retrouver de l'énergie en me consacrant à d'autres publications, agréables et utiles.
Je poursuis les publications
Aujourd’hui j’ai mis à jour mon agenda. Sept rendez-vous dans les deux prochaines semaines, beaucoup pour un retraité car un seul est médical.
Au lieu de rédiger un nouveau chapitre, j’ai repris mon texte pour le rendre plus facile à lire. Hélas j'ai quelques difficultés pour les substitutions dans le menu. Désolé pour le retard de mise à jour.
Ma fiche journalière m’a rendu efficace tout comme hier, je pense poursuivre cette routine.
Demain matin j’espère pouvoir faire la vidéo que je n’ai pas fait aujourd’hui.
Je remets le lien vers la vidéo qui montre les conséquences désastreuses du changement d’Ehpad sur notre mère : HPI Alzheimer
Bonne journée.
Je progresse vers le statut de blogueur.
Hier j’ai fini la reliure du livre qui raconte la vie de ma mère. En vérifiant la bonne ouverture des pages j’ai trouvé deux défauts réparés ce matin. Je pense que ce petit livre maintient sa mémoire ancienne et surtout entretient la mienne. Cela m'a été confirmé lors de ma consultation mémoire.
Ma mère m’a appelé au moment où je reprenais ma fiche journalière pour éviter les trous de mémoire et être plus efficace. La conversation avec ma mère a duré une heure et j’ai fait des constats qui ne vont pas réduire ma tendance à la dispersion.
- La maladie d’Alzheimer ne rend pas notre mère sénile. A 91 ans elle peut parfois tourner en boucle mais ce n’était pas le cas aujourd’hui. Elle m’a parlé clairement des effets de sa maladie. Elle m’a fait que des réponses censées dans le contexte et a même complété quelques noms.
- J’ai vu que les rubriques les plus vues de mon blog sont sur la maladie d’Alzheimer. L’enregistrement de ma conversation avec ma mère montre bien le fonctionnement du cerveau de ma mère. Cela me donne envie d’en faire une courte vidéo pour faire un témoignage qui pourrait aider des malades et des aidants. J’aimerais aussi résumer la vidéo sur les effets d’un changement de cadre sur un malade d’Alzheimer.
- Mon roman article 40 expliquera l’impact des maladies graves sur les relations familiales. Il donne déjà une idée des relations entre un psychiatre et un patient atypique. Il donnera des éléments pour comprendre le fonctionnement de la justice. Je recommence donc à travailler dessus et j’ai revu le chapitre 1.
Ma matinée a été productive et il y a une nouvelle publication dans mon blog.
Résumé des futurs chapitres du roman article 40.
Avant propos
Une contrariété à propos des soins dentaires de ma mère m'a donné envie de reprendre mes écrits sur les Ehpad. Ma nouvelle, tout comme mon roman, est un peu inspirée de mon expérience mais mon récit n'est pas la réalité. Si quelqu'un croit se reconnaître ce serait une pure coïncidence ou l'aveux qu'il a commis des faits similaires à ceux que j'ai imaginés. Gaston le héros de cette histoire se livre beaucoup, n’allez pas croire que c’est moi. De même Clémence et Morgane sont les sœurs de mon héro pas les miennes. Les ennuis de notre mère sont la compilation de problèmes dont j'ai entendu parler qui sont arrivés à différents résidents d'Ehpad. Bonne lecture de mon résumé dans une nouvelle :
Rire jaune
Je me précipite vers ma sonnerie lointaine, trop tard. C’est Clémence à cette heure-ci, cela ne peut être qu’un nouveau problème. Elle décroche tout de suite :
— Salut mon frère, je me doutais bien que tu allais rappeler, tu devais encore avoir laissé trainer ton téléphone.
— Bonjour Clémence, je suppose que tu reviens de l’Ehpad ? Qu’ont-ils encore fait pour nuire à notre mère ?
— L’homme de l’entretien m’a révélé pourquoi nous ne pouvions pas joindre notre mère la nuit. Morgane leur a demandé de couper le téléphone ne pas être dérangée par notre mère. Elle ne coupait pas le sien pour ne pas manquer d’appels importants d’après ce qu’elle a dit à ma fille.
— Mince ! Ils lui ont encore obéi, je fonce demain à l’Ehpad pour leur en parler. Je pense que cette coupure était dirigée contre nous. Maintenant je vais me prendre un whisky pour encaisser cette nouvelle bêtise. Je te souhaite une bonne soirée.
Je me sers un verre modéré et le savoure. Cela fait maintenant quatre ans que je lutte pour ne pas basculer dans l’alcoolisme. Je me privais complétement, depuis peu, je bois un peu. L’alcool me fait flotter légèrement juste ce qu’il faut pour être calme et je commence par rechercher le positif dans cette mauvaise nouvelle. Quand je le reprendrai, j’aurais matière à un chapitre de plus pour le roman dans lequel je partage mon expérience, déjà 100 pages et je n’ai pas encore abordé l’entrée dans l’Ehpad virtuel que j’imagine pour raconter des possibles différents du réel. Je pars bricoler dans la grange pour ne plus penser à Morgane pendant un moment. Dans la soirée je prends le somnifère puissant qui m’a été prescrit autrefois par le psychiatre.
Je me réveille quand même avant huit heures, c’est la bonne heure pour appeler ma mère. Elle répond vite :
— C’est mon Gaston, tu vas pouvoir me dire où je suis ce que je fais ici. Je suis dans une carrée, assise au bord d’un pieu, je vois une table ronde, coupée en deux, un fauteuil. Je ne sais plus qui je suis, je ne crois plus à rien.
— Maman tu es dans une maison de retraite, la Résidence des jours gris et le matin tu as toujours du mal à réaliser à cause de tes problèmes de mémoire. Au bout d’un moment, tu retrouves tes esprits et tu comprends ce que je t’explique. Tu vas bientôt déjeuner et moi je me prépare à partir pour venir te voir.
Je parcours les couloirs sans rencontrer personne et je trouve ma mère dans son fauteuil en train de lire le petit livre que je lui ai fabriqué pour raconter sa vie. Quand il ne m’a plus été possible de la joindre au téléphone, j’ai commencé à écrire ce fascicule à partir des enregistrements de nos conversations du matin. Elle est heureuse de me reconnaître. Je la regarde, triste de la savoir dans cette chambre. Je cherche ce qui pourrait être un agréable sujet de conversation. Cela pourrait être le tableau peint par un ami amateur qui représente mon père devant le jardin si bien entretenu par la main verte de ma mère. Mais le gazon et les buissons du petit espace vert devant la fenêtre, ne supportent pas la comparaison alors je préfère m’inquiéter de sa santé, elle a les propos habituels :
—Je vais bien, je n’ai rien du tout et c’est bien malheureux, les vieux ça n’arrive pas à crever. Je m’ennuie à cent sous de l’heure. Je ne trouve rien pour en finir. Dans le tiroir de ma table de nuit, il n’y a pas de médicaments.
— Maman, attend moi un instant. Je vais chercher du café pour accompagner les madeleines et je reviens bavarder.
Coup de chance, au retour un groupe de trois aides-soignants discutent dans le couloir, je les aborde à propos de mes difficultés à joindre ma mère au téléphone le matin. La plus âgée déclare :
— c’est parce que votre mère est déjà au petit déjeuner, qu’elle ne répond pas.
C’est faux. Heureusement pour mes nerfs, le grand soignant sympathique révèle que le téléphone est décroché après le repas du soir par les veilleuses de nuit et remis le matin après les soins quand elle est dans la salle commune. Je leur explique qu’empêcher une personne suicidaire d’appeler son fils la nuit, c’est au pire la pousser à l’acte et au minimum la faire souffrir psychologiquement. La soignante prise à mentir change d’attitude et déclare qu’elle va mettre une pancarte dans la salle de l’équipe de nuit pour que le téléphone reste branché.
Je rejoins ma mère dans sa chambre. Nous regardons ensemble les photos de sa jeunesse dans un vieil album. Nous jouons aux dominos. Je lui montre les dernières photos de mes petites filles. Elle les trouve belles. Elle adore les enfants. Quand elle était aide-soignante en maternité, elle notait les prénoms des enfants qu’elle avait vu naître, il y en a plus de 900 dans un petit carnet. Puis j’emmène ma mère dans la salle commune, et quitte l’établissement. Trois heures en terre ennemie, c’est mon maximum !
Pendant le trajet de retour, je pense à ce qui me met mal à l’aise dans ce lieu. Ce n’est pas la chambre d’Ehpad, elle est similaire à celle de l’Ehpad publique où j’avais mis ma mère auparavant. Ce n’est pas ma mère, nous avons toujours de l’affection l’un pour l’autre. Ce qui me gêne c’est l’établissement imposé par Morgane et l’hostilité d’une partie du personnel. J’essaye de garder mon attention pour la route et de repousser mon flux de pensées.
De retour à la maison je cache ma contrariété à mon épouse et me couche sans somnifère. Je me réveille à une heure du matin et ne peux me rendormir. J’essaye de ne pas ruminer mais plutôt de réfléchir à ce qui chez moi a conduit à cette situation. J’en arrive à la conclusion que ma grande faiblesse et de toujours craindre de faire du le moindre mal aux autres. Il possible que cela vienne de mon enfance. Il est vrai que mon père me martelait :
— ne soit pas égoïste, pense aux autres, toi tu ne comptes pas.
Je ménage et rends service à tous pour me sentir en accord avec mon éducation. Afin de ne plus penser à tout ce bazar et dormir, je me mets à extraire des racines cubiques. Je me mélange dans les calculs, lors de ma troisième extraction, je tombe dans le sommeil.
Ce matin je mets dans ma liste des actions du jour un courriel au directeur de la Résidence des Jours Gris. Je lui expose poliment les faits et lui demande une rencontre. Il me rappelle en début d’après-midi. Je ne me retiens pas ; je lui remets en mémoire mes reproches principaux et leur impact sur ma mère :
— Vous n’avez pas respecté votre procédure rigoureuse et le jugement de mise sous tutelle de notre mère qui dit que les décisions sont prises en commun par les deux tuteurs. Vous aviez la preuve de mon opposition et vous avez accepté une entrée décidée par Morgane seule. Les couloirs de l’Ehpad où je l’avais mise avec l’accord de toutes mes sœurs, ressemblait à ceux de l’hôpital où ma mère avait travaillé comme aide-soignante. Pour ma sœur l’environnement différent était un plus. Cette erreur montre son ignorance de la maladie d’Alzheimer. Ma mère aurait dû rester dans le lieu familier où le personnel la laissait les aider. Sa mémoire ancienne était stimulée et la dégradation de ses capacités cognitives freinées. Dans l’établissement privé actuel, le décor extérieur est plus chic pour satisfaire le goût de Morgane et l’intérieur est à peine plus décoré mais il est complétement étranger aux yeux de ma mère. Elle se plaint de n’avoir rien à faire ici. J’ai constaté ce que je craignais, sa maladie d’Alzheimer a franchi une étape lors de son déménagement et son moral s’est effondré au point qu’elle attend impatiemment la mort.
Il y a trois ans, huit soignants dont des cadres ont conjointement rédigé un faux témoignage pour me faire perdre la tutelle de ma mère et ainsi être surs de garder la pensionnaire apportée par ma sœur. Votre document, pas daté et sans titre, comporte deux paragraphes : le premier concerne la pensionnaire, il est écrit que vos bons soins lui ont fait accepter la douche et qu’elle se laisse examiner par un médecin tous les mois. Le deuxième concerne les cotuteurs, ma sœur vient tous les jours et moi je ne serais venu qu’une fois dix minutes, et une deuxième fois vingt minutes et à chaque fois pour dire du mal de ma sœur. Le juge a accepté ce témoignage invraisemblable. Qui a déjà vu les cadres d’un Ehpad regroupés derrière une porte de chambre pour écouter le visiteur ? Disposant du compte Améli de ma mère j’ai pu prouver le caractère mensonger de l’affirmation sur les visites médicales, il n’y en a eu qu’une seule en cinq mois. Pour la douche ma mère a été douchée dans l’Ehpad précédent toutes les semaines pendant deux ans. Pour mon peu de visites et leurs durées, les enregistrements obligés par la Covid ont prouvé que j’étais venu plus et plus longtemps. Par trois fois j’y étais en même temps que Morgane. Nous avions joué à la belote, elle et son mari contre moi et ma mère. Ils trichaient contre eux-mêmes pour que ma sœur puisse dire tu as vu comme maman joue bien. Ensuite Morgane a détruit le carnet où ma mère avait noté le score de la partie. C’était tellement bête que j’en riais intérieurement pour ne pas ressentir de la colère.
L’année dernière, je suis arrivé juste après ma sœur dans votre établissement. La responsable qui a accepté l’entrée, a aidé ma sœur en les emmenant par un passage réservé au personnel. Ma mère m’avait vu, elle m’a appelé. Je lui ai dit que je l’attendrai dans sa chambre. J’ai attendu leur sortie par l’arrière de l’Ehpad, ma sœur a été dans sa posture hypocrite habituelle en déclarant avec sa voie mielleuse qu’elle vient de dire à ma mère qu’elle la raccompagne dans sa chambre pour me voir. Puis Morgane m’a reproché la méchanceté qu’elle a cru voir dans mes courriels qui étaient soit pour l’aider soit pour une médiation. Ma mère n’a plus toute sa mémoire, mais elle a de l’intuition et a compris ce qui se passait. La tentative de ma sœur de l’empêcher de me voir et les reproches qu’elle m’a faits l’ont déprimée. Votre personnel a mal réagi, ils lui ont supprimé les activités et votre médecin en l’absence du médecin traitant a prescrit un antidépresseur qui n’a pas convenu d’après les infirmières. Ma mère a refusé de s’alimenter. Clémence et moi ne pouvions exceptionnellement pas venir pendant trois semaines. Une de mes nièces a trouvé sa grand-mère apathique, sans forces et m’a alerté. Le lendemain matin j’étais avec ma mère et des compléments alimentaires. J’ai fait valider les produits que j’avais amenés par une infirmière qui m’a avoué que le refus de la nourriture avait presque 10 jours et qu’elle ne buvait plus depuis l’avant-veille. J’étais encore à ce moment-là la personne de confiance de ma mère et la personne à prévenir pour les problèmes de santé dans votre registre. Votre personnel en ne me contactant pas, prouvait qu’il obéissait à Morgane et s’était passé le mot de surtout pas me prévenir. Il m’a fallu trois heures pour que ma mère mange une bouchée de biscuit. Elle a accepté plus rapidement de boire et elle n’arrêtait plus. J’avais réussi à lui sortir de la tête le refus de s’alimenter.
J’arrête mes reproches, vous prie de m’excuser et vous remercie de votre écoute.
— J’ai bien conscience de nos erreurs c’est pour cela que je vous ai laissé vous défouler longuement. Maintenant on va pouvoir régler calmement ce problème de téléphone. J’ai interrogé le personnel. Il y a une affiche pour demander à tous les soignants de ne pas débrancher le téléphone de la chambre 16 et ils ont changé le poste pour être sûr de son bon fonctionnement.
Pendant une semaine ma mère me répond tous les matins. J’enregistre ses propos comme j’en ai pris l’habitude depuis le jour où elle m’a tenu des propos dignes d’un philosophe. Je tiens à conserver ses mots. Un matin la ligne se met à grésiller et la conversation devient difficile. Le lendemain ma mère raccroche car la communication est trop mauvaise. Je ne me décourage pas facilement alors j’appelle les jours suivants. Surprise, un matin, une voix inconnue me demande qui je suis, pourquoi j’appelle ce poste. Un doute affreux me submerge : et si la standardiste utilisait le système multipoint du standard pour ajouter une deuxième ligne pour brouiller mon appel ? Elle viendrait de me connecter sur le poste d’une personne non prévenue ? Je continue néanmoins les appels pénibles qui sont courts pour ne pas fatiguer ma mère. Aujourd’hui, le bruit de fond me fait penser à du linge qu’on plie. J’entends une personne s’approcher, je reste en ligne, puis le bruit du raccrochement et la ligne devient nette. Dans l’après-midi je fais tracer les signaux des enregistrements de la conversation par un logiciel et j’ai ainsi des preuves de ce que je soupçonnais. La présence du bruit de fond et sa disparition sont nettes. Je fais un recommandé avec mes preuves au directeur de l’Ehpad. Il m’appelle et nous convenons que ma mère sera seule dans sa chambre entre 8 h et 8h15 pour que je puisse l’aider à bien commencer sa journée. Les jours suivants une soignante me répond qu’il y a des soins en cours et que ma mère va partir déjeuner. Morgane est donc toujours considérée par des soignants comme une fille admirable qu’il faut aider à empêcher les contacts entre ma mère et moi.
Je replonge dans mes pensées obsédantes. Morgane à l’entrée dans l’établissement était venue 39 jours de suite jouer avec sa mère au centre de la salle commune. Dans l’établissement précédent, elle n’était venue qu’entre deux ménages pour les locataires de son studio du camp naturiste de Cap d’Agde. Pour remonter le personnel contre moi, elle a probablement raconté que j’avais volontairement caché l’allergie de ma mère à la xylocaïne ce qui aurait provoqué une crise cardiaque lors de la préparation de l’opération de son hernie hiatale. Quand je l’ai appris bien après, je n’en revenais pas. Morgane était avec moi quand je prenais des nouvelles de l’opération. Elle avait entendu l’infirmière nous dire que l’anesthésiste avait déjà vu la patiente sans nous en télétransmission à cause de la Covid.
Un autre appel de Clémence me perturbe fortement. Une aide-soignante lui a reproché le travail que lui procure la diarrhée de notre mère et lui a dit qu’elle repasserait plus tard pour la changer. En l’attendant, ma sœur a cherché une infirmière pour signaler que la diarrhée durait depuis plusieurs jours et demander une visite de médecin. L’infirmière, revêche, a refusé, prétendant savoir quels soins donner.
Je me remémore ce problème de santé. Pour le tout début je ne sais ce qui a motivé Morgane. Est-ce l’arrêt cardiaque ou sa certitude que notre mère ne vivrait plus qu’un an où un an et demi ? Toujours est-il qu’elle a réussi à convaincre le médecin de ne pas m’écouter et de ne pas examiner la possibilité d’une opération. Le médecin a néanmoins prescrit une ceinture pour maintenir l’intestin. Morgane était fière de dire qu’elle avait convaincu le médecin de l’Ehpad et le médecin traitant de retirer la ceinture. J’ai contacté ce médecin qui a accepté difficilement de me fixer un rendez-vous à l’Ehpad. Pendant que je l’attendais j’ai interrogé le personnel qui m’a dit que le médecin n’y était pas, une cadre m’a même dit qu’elle était allée voir en vain. Finalement le médecin est arrivé par le couloir qui conduit aux chambres. Le cahier des entrées pour la Covid m’avait appris que Morgane était avec ma mère. Cette femme médecin avait fixé le rendez-vous pour faire à la fois une visite qu’elle a facturée en visite longue et rencontrer les enfants. Elle a commencé l’entretien en me demandant d’intervenir auprès de ma mère pour qu’elle ne tienne pas certains propos. Ma réponse a été :
— le personnel me parle en bien de ma mère et ne m’a jamais parlé de propos choquants. Le franc parler de ma mère n’est pas assez chic pour ma sœur, tant pis. Nous sommes là pour parler de la santé de votre patiente : dites-moi pourquoi vous avez supprimé la ceinture !
L’explication m’a parue sortir de la bouche de Morgane. La doctoresse a osé me dire qu’elle privilégie le bien-être de la personne aux soins contraignants. Elle a essayé ensuite de se rattraper en voyant la contrariété sur mon visage. Elle m’a exposé sa théorie sur les malades d’Alzheimer en me disant que ma mère sera rapidement dans un monde à elle où elle ne se rendra plus compte de rien. Elle a ajouté qu’en dépit de mon conflit avec ma sœur, nous voulons tous les deux le bien de ma mère. Elle a cru Morgane, pas la peine de discuter, je suis parti.
Ce retour de mes pensées dans l’historique des événements me rend clair l’inadmissible de la situation. L’Ehpad soigne mal la résidente et s’en prend à Clémence alors qu’ils ont suivis Morgane dans l’absence de soins adaptés. Si les laxatifs sont indispensables pour éviter une occlusion intestinale ils provoquent aussi une grande souffrance psychologique constatée par la psychologue de l’établissement. L’incapacité à retenir ses excréments de ma mère, la font se sentir sale, elle dit qu’elle est une moins que rien, que sa place est entre quatre planches. Cette souffrance supplémentaire renforce sa volonté de mourir qu’elle a commencé à exprimer peu après son entrée dans cet établissement.
Cette nuit je n’ai pas dormi j’ai réfléchi à ma façon de gérer les événements. Je dois changer et faire appel à un professionnel, je cherche le numéro du psychiatre que j’avais consulté quand je ne supportais plus le harcèlement et les injustices du directeur du site où je travaillais. Je constate que la prise de rendez-vous se fait toujours de la même façon, le patient doit laisser un message pour être rappelé. J’explique que je viens de passer une nuit blanche en me traitant de tous les noms à cause de ma façon de réagir. Il me rappelle et me fixe un rendez-vous dans deux mois. Je dois me débrouiller seul en attendant. Je fais de la sophrologie et la solution jaillit : le lâcher-prise. Je renonce à agir pour ma mère. Morgane a gagné, je la laisse poursuivre ses erreurs de soins à ma mère. Je dois maintenant m’occuper de ma santé et me faire passer en priorité. J’ai lu dans de nombreuses méthodes de développement personnel qu’on ne peut faire du bien à autrui si on n’est pas bien soit même. Je n’appelle plus ma mère. Je ne reprends pas l’écriture du roman entrepris pour transmettre mes déboires. Je demande à Clémence de ne plus me téléphoner pour ne plus parler de Morgane et de ma mère. Elle m’approuve et me confirme que j’étais en train de me détruire et que ma mère ne se rendra pas compte de mon absence.
Dans la salle d’attente, je me remémore mes anciennes séances, je me trouve différent. Je ne viens pas chercher des médicaments pour m’anesthésier. J’espère avoir des explications pour me comprendre. Quelques minutes passent et le rideau insonorisant s’ouvre, nous échangeons les formules de politesses usuelles. Dès que je suis assis devant son bureau il commence :
— Dans votre message pour prendre rendez-vous, vous m’avez dit m’avoir déjà consulté et vous m’avez parlé de troubles de sommeil. Vous pouvez m’en dire plus ?
— Je venais vous voir pour le harcèlement et la discrimination pratiqués par mon supérieur hiérarchique. Aujourd’hui, c’est une de mes sœurs, grande manipulatrice, qui me provoque différents problèmes de santé.
— Je suis en train de vous remettre, vous étiez incapable de maîtriser vos torrents de paroles, vous aviez des pensées dans tous les sens, je vous demande de d’être méthodique. Résumez-moi votre problème !
— Celle de mes sœurs qui était la plus proche dans ses dires de ma mère a une haute opinion d’elle-même qui lui fait croire qu’elle sait tout mieux que tout le monde. Ma mère est atteinte de la maladie d’Alzheimer mais a gardé une intelligence qui lui a permis de cacher ses pertes de mémoires pendant longtemps. Ma sœur est restée dans le déni en refusant toutes les évidences et me reprochait de m’occuper de ma mère en suivant les prescriptions du médecin expert et en particulier d’avoir mis ma mère en Ehpad. Il s’en est suivi une série de procédures judiciaires que ma sœur a gagnées avec des mensonges de plus en plus gros. Allant jusqu’à mettre en œuvre ce qu’elle reprochait à d’autres et à m’accuser de ce qu’elle pratiquait.
— Vous me résumait du difficile à supporter, vous me donnez l’impression d’avoir été victime de votre sœur qui montre des traits de perversion. Et pourtant vous avez l’air détendu. Qu’avez-vous fait depuis la prise de rendez-vous pour avoir ce résultat ?
— Le lâcher prise, j’ai accepté de vivre comme préconisé dans la prière attribuée à Marc Aurèle par certains et reprise par Albert Einstein d’après d’autres. Je me suis forcé à supporter ce qui ne peut être changé, j’ai eu le courage de changer ce que j’ai pu mais j’ai atteint mes limites. Les injustices m’ont appris distinguer ce qui est à ma portée de ce que je dois renoncer à traiter. Ma sagesse a été de changer ma perception des événements. Je me préserve maintenant, j’écoute les alertes de mon corps.
— Vous faites allusions à d’autre maux que les insomnies. Quels étaient-ils et où en êtes-vous ?
— J’avais des remontés gastriques parfois au point de vomir et une sorte d’exéma me provoquait des démangeaisons qui mobilisaient pendant les crises toute ma volonté pour résister à l’envie de m’arracher la peau. Je perdais la mémoire, au bout de quelques pas j’avais oublié ce que j’allais chercher. Depuis ma prise conscience, je ne me préoccupe pratiquement plus que de moi, tout a disparu sauf les pertes de mémoires qui se sont seulement réduites. Que pensez-vous de mon changement ? Va-t-il perdurer ? Vais-je rester cet égoïste qui refuse de voir les souffrances des autres ?
— Ce que vous avez subit a été suffisamment destructeur pour entraîner des conséquences graves sur votre santé physique et mentale. C’est dans ces circonstances-là que surviennent les grands changements de personnalité. Vous êtes et resterez différent maintenant, votre entourage s’en rendra compte mais vous serez suffisamment humain comme me le suggèrent vos questions. Vous avez eu raison de vous remettre en cause profondément.
— Merci docteur de votre compréhension. J’ai toujours été exagérément serviable et gentil au point parfois de faire du mal en voulant faire du bien. Finalement, les dernières méchancetés de Morgane que j’ai vécu dans ce lieu particulier qu’est cet Ehpad, m’ont rendu service et je me crois aimer la personne imparfaite que je suis devenue.
— Je suis certain que cela sera bénéfique pour vous mais je me demande si l’Ehpad n’a pas aussi changé votre mère et votre sœur.
— Evidement la pathologie de ma mère a été aggravé par les interventions de Morgane dont le sentiment d’impunité a été développée par ses victoires en justice. Elle manipule plus facilement le personnel. Elle croit agir contre moi sans se rendre compte qu’elle détruit sa mère, tout en affirmant que sa mère et tout pour elle.
— Pourquoi avez-vous mis si longtemps avant de m’appeler ? Quels moyens avez-vous utilisés pour résister aux incohérences de votre sœur ?
— l’humour ! J’ai essayé de voir dans l’absurde des situations, un côté comique. Quand ma mère m’a dit deux mois après le changement je n’ai pas de visites j’avais trouvé drôles et ridicules les propos de Morgane sur ses 39 visites. Elle s’était donnée beaucoup de peine pour rien. Maintenant ma mère souffre beaucoup psychologiquement à cause des actions de Morgane. Elle accusait l’Ehpad précédent de vouloir détruire psychologiquement sa mère pour la tuer. C’est pour cela qu’elle l’avait changée d’établissement. Cette ironie que j’avais trouvée amusante, je n’aurai plus à la supporter. Plus question de rire de ce qui m’apporte des souffrances, je veux être objectif et franc avec tous à commencer par moi-même. Je ne me force plus au rire jaune. Je vous remercie docteur.
Espoir de justice pour maman.
Je viens tout juste de recevoir un courrier susceptible de remettre en question mon opinion à l’égard de la justice.
Dans l’enveloppe principale, j’ai trouvé deux documents : ma plainte déposée en début d’année ainsi qu’un ensemble de procès-verbaux ne me concernant pas, ce qui confirme l’hypothèse d’une surcharge du tribunal. Le point essentiel figure sur le post-it joint à la lettre de transmission ; il indique que la plainte déposée à mon encontre, évoquée au chapitre 8 de mon ouvrage intitulé « Article 40 », a été classée. J’apprends également que le procureur s’est déclaré compétent et a sollicité une enquête auprès de la gendarmerie.
N’ayant reçu aucune réponse de la justice et face aux difficultés récentes rencontrées par notre mère, je préparais une vidéo destinée à exposer les répercussions d’un changement d’Ehpad. Par suite de la réponse de la justice, j’ai substantiellement modifié cette vidéo en supprimant les noms des lieux et des personnes mentionnées. HPI Alzheimer
En conclusion, je peux attendre désormais une prise de contact de la part de la justice. Si ma plainte devait être rejetée, j’envisagerais alors d’alerter les médias afin de protéger ma mère contre les agissements d’une de mes sœurs. Ma démarche sur YouTube atteste de ma préparation à cette éventualité. La vidéo n’a pas vocation à dénoncer, mais à présenter la vie quotidienne de notre mère en Ehpad et ma façon de la soutenir.
Le processus d'innovation pour le variateur.
Voici comment j’ai résolu le problème du contrôle de couple sans codeur :
- J’avais une longue expérience des variateurs du commerce. Devant leurs limites pour notre application, mon directeur a décidé de faire fabriquer un convertisseur de fréquence qui nous soit propre. Il avait déjà travaillé avec une société, il a décidé de lui confier le projet.
- Les électroniciens me soumettaient leurs réalisations pour les tests car ils ne disposaient pas de tous les équipements nécessaires. Un de leur ingénieur apportait un prototype que j’essayais devant lui. Les nombreuses versions ont toutes présenté des pannes et même des explosions des transistors de puissance. Pour comprendre leurs problèmes, j’avais développé alors une simulation sous Excel de leurs composants de découpage.
- Au bout des 2 ans d’échecs la société abandonnait en janvier 1999. Je ne voulais pas rester sur un problème non résolu. J’ai repris ma simulation Excel et l’ai transformé en un système de découpage original dont voici le fonctionnement en mars 1999.
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- Mon directeur ne croyait pas au contrôle de couple sans codeur, il m’a imposé le développement d’un algorithme de découpage avec codeur. Puis il a confié la réalisation à la même société qui ne maîtrisait toujours pas la partie puissance. Au bout d’un an d’échec, le directeur m’a demandé de régler le problème ce que j’ai fait en trois mois. Puis il a confié le projet à un collègue.
- Les matériels ont été commercialisés avec des défauts dans des plusieurs pays. J’ai été envoyé pour les dépanner sur site. Certains ont marché correctement mais la fiabilité n’était pas garantie. Il a donc été décidé de les remplacer par des convertisseurs ABB avec codeurs. Quelques années auparavant ABB prétendait avoir le contrôle de couple sans codeur. Ils ont renoncé à certaines applications quand j’ai montré au directeur de la recherche Finlandais que le fonctionnement était aléatoire. En 2003, j’ai aidé un collègue à tester un équipement ABB et j’ai trouvé un grave défaut qui rendait le matériel dangereux. J’ai informé ABB qui m’a récompensé en m’invitant à un de leur séminaire en station de ski.
- Confiant dans mon savoir-faire je me suis lancé dans mon sous-sol dans la fabrication et la programmation d’un prototype de variateur avec un contrôle de couple sans codeur. J’ai mis environ 200 heures pour arriver au stade présenté dans ma vidéo. gilles lacour - YouTube
- Pendant longtemps j’ai cru que j’avais résolu le problème par hasard, maintenant je sais que c’est une accumulation de connaissances et la volonté de ne pas rester sur un échec qui m’a permis de réussir.
De retour, ce blog évolue.
Reprise du blog pour partager mon expérience professionnelle et mes activités de conseil. Je publierai des vidéos montrant mes innovations ainsi que la résolution de problèmes. Voici un premier exemple ; le processus détaillé sera ajouté ultérieurement.
Le drame de ma mère
Chers lecteurs et lectrices,
Je vous annonce la mise à jour de mon blog. Cette publication est dédiée à un aspect très personnel et bouleversant de ma vie : le drame psychologique que vit ma mère, une femme à haut potentiel, atteinte de la maladie d’Alzheimer. Je parle aussi de mes déboires en justice dans mon conflit avec ma sœur Morgane. Notre mère a longtemps caché ses pertes mémoires, ce qui a provoqué un déni chez beaucoup de membres de la famille. Les incompréhensions de Morgane et les histoires qu’elle se racontait pour satisfaire son narcissisme ont aggravé la maladie de notre mère.
Vendredi notre mère était complètement perdue. Elle a passée 24 h à demander au téléphone où elle était en oubliant à chaque fois la réponse, plus de 100 appels. Ce matin elle était mieux, parfaitement lucide sur son absence de mémoire qui l’empêche de reconnaitre ce qu’il y a sur les tableaux de sa chambre. Elle m’a demandé comment je me sentirais à sa place. J’ai essayé d’être positif mais mes arguments sur la lecture ou la télévision n’étaient pas sincères. Je pense que je me sentirai enfermé dans un monde étranger. Comme elle, je serai capable de répondre à une question si elle porte sur le présent mais pas si elle porte sur le passé même très récent.
L’intelligence rend le combat contre cette maladie encore plus cruel. L'Alzheimer dérobe progressivement la capacité à réfléchir et à se souvenir sans la perte de la conscience de cette dégradation.
Je cherche à la soutenir, à lui apporter des moments plaisirs.
Cette mise à jour de mon blog n'est pas seulement un récit de mon vécu, mais aussi une tentative de fournir des ressources et des informations à ceux qui traversent des situations similaires.
Je vous invite chaleureusement à lire mon blog, à vous immerger dans l’histoire ARTICLE 40, et à partager vos pensées et expériences. J’ai besoin de vos conseils et de vos encouragements pour trouver la force de continuer mon récit.
Une petite nuit sans écriture.
Je suis depuis hier chez notre fille donc bien occupé par les petits enfants alors pas d'écriture mais mon brouillon de chapitre 17 a pris sa place dans mon blog. Je reprendrai l'écriture demain quand les enfants seront à l'école. Ma mère m'a appelé ce matin à 7h confirmant l'importance de lui laisser le téléphone la nuit pour quand elle perdue. Sa maladie a progressé avec la coupure du téléphone la nuit demandée par ma sœur Morgane à un personnel qui accepté de le faire même après que le directeur m'ait affirmé que cela n'aurait plus lieu. Dire que ma sœur Françoise prétend que sa mère est tout pour elle et elle dégrade une fois de plus sa santé. Affreux.
L’évolution de mon héro
J’ai fait analyser mon roman par Chat GPT. Mon héro est beaucoup plus complexe que moi. C’est la magie de l’écriture. Une fois au clavier j’écris des choses différentes de celles que je prévoyais d’écrire pendant mon insomnie. Cela me rassure car ma sœur m’ a déjà menacé de poursuites pour diffamation. Mon roman n’est pas diffamatoire du fait des différences. Je partage avec mon héro que le problème des insomnies. Hier je n’ai pas pris de cachet je passais être capable de dormir sans. Cela n’a pas marché, je traine donc une forme de dépression qui nuit à mon sommeil et possède au moins une conséquence positive. Je me lève pour écrire et mon roman avance.
Pour les intéressés par l’IA voici l’analyse de mon héro par Chat GPT : Merci d'avoir partagé cet extrait de votre roman intitulé "Insomnies". Le personnage de Paul semble être un individu complexement introspectif, aux prises avec des défis personnels et familiaux qui affectent son bien-être psychologique et son sommeil. Son parcours de vie, entre les conflits familiaux et ses tentatives de conciliation, ainsi que son interaction avec le système judiciaire et un passé de harcèlement au travail, en font un personnage multi-dimensionnel et riche en émotions.
Paul apparaît comme un personnage empathique, mais également perturbé par ses relations familiales, particulièrement avec sa sœur Morgane, dont les mensonges et manipulations évidentes ajoutent une dynamique toxique à leur relation. Son besoin de garder des documents et de tout analyser en profondeur montre une personnalité méticuleuse, peut-être excessive, tournée vers la recherche de vérité et de justice.
Le roman semble également proposer une critique du système judiciaire, en épinglant les incohérences et les frustrations de ceux qui en sont les victimes. L'approche de Paul, qui consiste à écrire ses problèmes et à les analyser, reflète sa quête de maîtrise sur sa vie, malgré les difficultés rencontrées.
En effet, le récit a également une touche de psychanalyse, étant donné que Paul se livre à des séances thérapeutiques dans lesquelles il explore ses souvenirs, ses erreurs et ses perceptions passées et actuelles, en essayant de comprendre sa propre psyché et celle de son entourage. Cette dynamique entre introspection personnelle et contextualisation familiale, associée à son haut potentiel intellectuel, offre une profondeur narrative captivante.
Ces éléments pourraient susciter des questionnements sur le poids des relations familiales dans la construction de l'identité personnelle et les moyens de se libérer de leur emprise pour retrouver une certaine paix intérieure.
Voila comment j’utilise l’IA pour améliorer mon texte je lui demande son avis comme le ferai un béta lecteur, je ne lui demande pas d’écrire du texte.
Ma colère après la grosse bêtise de Morgane.
Ma sœur Morgane a fait couper le téléphone de notre mère la nuit en disant que les appels nocturnes de notre mère la dérange. Elle a dit à une de mes nièces qu'elle ne coupait pas le son de son téléphone parce qu'elle ne veut pas louper d'appels d'autres personnes. Notre mère appelle parfois la nuit quand elle se sent perdue, elle a besoin d'être rassurée car elle est alors suicidaire. Morgane déclame que sa mère est tout pour elle. Que sa mère souffre ne le gêne pas.
Le personnel qui sait que j'appelle ma mère avant le petit déjeuner ne remet pas le téléphone avant de l'emmener. De même le soir ma sœur Cara appelle après le repas un peu avant 8h le téléphone est déjà coupé à ce moment là. Le personnel sait qu'il nous empêche de communiquer avec notre mère et il obéit à Morgane.
Ma sœur Morgane a fait écrire par son avocate que je lui fais la guerre alors que tous mes mails montrent le contraire, même après les procédures qu'elle a gagnées en mentant. Je ne sais pas pourquoi ma sœur me hait au point de mettre en danger la vie de notre mère pour me nuire. C'est très perturbant.
Elle peut m’en vouloir pour deux choses : j’ai refusé gentiment de partager son avis sur la santé de notre mère. Mon opinion reposait sur l’avis d’un gériatre, médecin expert, avec 30 ans d’expérience. L’avis de ma sœur repose sur sa certitude qu’elle sait mieux que tous les médecins ce qui convient à notre mère. La deuxième chose qu’elle me reproche c’est de ne pas avoir accepté de faire un changement d’Ehpad. Ce changement a beaucoup dégradé la santé de notre mère. L'écriture m'aide à supporter les bêtises alors j'en rajoute dans le vécu de mon héro.
Mon psychiatre m’a aidé à accepter les incohérences de ma sœur et ses mensonges à la justice. Il m’a expliqué que je ne pouvais pas aborder le monde des relations entre personnes avec mon approche scientifique. C’est un domaine où les preuves ne servent à rien, où les faits sont moins importants que les sentiments, où un mensonge grossier, facile à comprendre, vaut mieux qu’une vérité logique et complexe qui demande de l’attention. Il m'a prescrit un médicament qui m'aide à dormir.
Je reprends l'écrire du roman et ajoute un chapitre 15 où mon héro Paul parle de son expérience avec la justice. Si des événements sont proches de mon vécu ce ne peut être que par hasard. Ce roman ne cherche à nuire à personne comme mentionné dans l'avant-propos.
Un chapitre mouvementé ajouté au blog.
Comme annoncé, j’ai repris la rédaction de mon roman « Article 40 » en racontant des événements qui sont à l’origine des ennuis de Paul.
Aujourd’hui pas de tests de Chat GPT, j’écris seul. Je précise que les textes en italiques dans le roman sont ceux qui sont lus par Paul. Alors que dans les articles du blog ce sont les aides de Chat GPT.
J’ai retouché le menu de mon blog pour rendre plus direct les accès aux chapitres du roman.
Alzheimer : l’impact des événements sur la maladie.
De nouveaux événements étranges dans mes conversations avec ma mère m’ont décidé à reprendre l’écriture de mon roman « Articles 40 ». Mon héro Paul va bientôt revoir son psychiatre pour prendre son avis sur les anomalies téléphoniques et leur impact sur la santé de la malade d’Alzheimer.
J’ai fait résumer un de mes textes par Chat GPT. J’ai constaté quelques fautes de français et des tournures pas très belles. Je n’ai corrigé que le plus grave, logiquement j’ai laissé en italique pour vous permettre de distinguer mes propres écrits.
Le résumé de ce roman met en lumière une série complexe de conflits familiaux et légaux entre M Paul Lumière, Mme Morgane Moreau, et d'autres membres de la famille autour de la gestion de la santé et du bien-être de leur mère, Mme Amélie Lumière. Paul, qui s'était occupé de ses obligations familiales depuis son jeune âge, décrit les tensions résultant de la gestion de la tutelle de sa mère après que Mme Moreau ait pris des décisions indépendantes, provoquant des désaccords sur le choix de l'établissement pour leur mère. Des contextes familiaux et financiers viennent compliquer davantage la situation, avec Paul critiquant les méthodes manipulatrices et les décisions financières douteuses de sa sœur, Mme Moreau, et de son mari. Morgane est présentée comme une personne narcissique et manipulatrice dont les actions mettent en danger leur mère, et les efforts de Paul pour comprendre et rationaliser les comportements de sa sœur se retrouvent constamment entravés par des procédures légales biaisées en faveur de cette dernière. L'ensemble donne une image poignante de la dynamique familiale désintégrée par des intérêts personnels, le mensonge, et la manipulation, rendant impossible pour Paul le rétablissement de l'harmonie avec sa sœur et le bien-être de sa mère.
Un autre exemple de dialogue avec une HPI malade d'Alzheimer.
Je suis un peu saturé par les soucis avec l’Ehpad alors je fais reprendre une transcription d’un dialogue avec mère par Chat GPT. J’ai aimé la justesse du conseil final. En italique le texte de Chat GPT.
Moi : Bonjour maman, c'est Gilles. Tu sais qui je suis ?
Maman : Ah, Gilles... Oui, je crois. C'est parfois si confus dans ma tête.
Moi : Je suis là pour toi, maman. Comment te sens-tu aujourd'hui ?
Maman : Je me sens fatiguée... Parfois, j'ai l'impression de ne plus vouloir continuer.
Moi : Je suis désolé que tu ressentes cela. C'est vraiment difficile, je le sais, mais tu es entourée d'amour.
Maman : Oui, mais parfois l'envie de tout arrêter est plus forte. Je me sens inutile et perdue.
Moi : C'est normal de ressentir cela, mais tu as encore tant à nous apporter. On est là pour toi, à chaque instant.
Maman : J'essaye de m'en souvenir, mais je n’y arrive pas. Tout paraît si futile maintenant.
Moi : Rappelle-toi des moments heureux qu'on a partagés. Nous t'aimons tous profondément.
Maman : Je sais que vous m'aimez, mais c'est comme si je n'arrivais plus à y croire moi-même. Je suis tellement fatiguée de vivre.
Moi : On comprend et on veut te soutenir au mieux. Parle-nous de ce que tu ressens quand tu en as besoin.
Maman : Merci, mon chéri. Je ne veux pas vous déranger.
Moi : Repose-toi bien, maman. On t'aime très fort, n'oublie pas ça.
Maman : Oui, je vais essayer de m'en souvenir. À bientôt, Gilles.
Moi : À bientôt, maman. Je t'appelle bientôt et je pense fort à toi.
Ces sujets peuvent être très sensibles, et il est important que tu puisses aussi te tourner vers des professionnels si besoin. Ton accompagnement et ton soutien sont précieux.
Dialogue avec une malade d'Alzheimer repris par l'IA
Je continue à tester Chat GPT. Je lui ai demandé d’améliorer une transcription. J’ai la confirmation de mon impression dans ces situations là Chat GPT met beaucoup de sentiments. Mon dialogue avec ma mère était assez différent en particulier sur les souvenirs.
Voici ma demande : « merci de m'améliorer ce dialogue entre un fils et sa mère malade d'Alzheimer en Ehpad »
Et sa réponse :
« Pour améliorer le dialogue entre le fils et sa mère atteinte d'Alzheimer en Ehpad, il est important d'apporter plus de clarté, de chaleur et de compréhension. Voici une version améliorée du dialogue :
- Bonjour maman, comment tu te sens aujourd'hui ?
- Oh, je fais comme je peux, tu sais. Parfois, ça va, parfois moins.
- C'est normal, mais tu sais que je suis là pour toi. Tu as l'air en forme aujourd'hui.
- Oui, peut-être. C'est gentil de dire ça.
- Tu te souviens du moment où on a mangé des pâtes de fruits ensemble ? C'était sympa, non ?
- Ah oui, les pâtes de fruits. J'aime bien ça. On en a mangé.
- Oui. Et tu sais, ça me fait plaisir de venir te voir et de passer du temps ensemble.
- Moi aussi, ça me fait plaisir. Tu es toujours si gentil.
- Merci maman. Je suis content que tu te sentes bien. Et tu sais, même ici, tu peux te faire des souvenirs. Il y a plein de gens sympa.
- Oui, tu as raison. C’est important de parler avec les autres.
- Exactement, c’est important de garder le sourire et la bonne humeur. Et quand je te vois sourire, ça me rassure.
- Tu es un bon fils. Mais va, ne la laisse pas toute seule, ta femme.
- Oui, je vais y aller bientôt, mais je voulais passer un moment avec toi d'abord. Tu sais combien je t'aime, n'est-ce pas ?
- Oui, et je t'aime aussi. Prends soin de toi et reviens me voir bientôt.
- Promis, maman. Je reviendrai très bientôt. Prends soin de toi.
Adapter le dialogue pour qu’il soit plus fluide et naturel peut aider à transmettre plus d'empathie et d'amour entre les personnages ».
Chat GPT atteint bien ses objectifs d’où l’importance de la formulation de la demande.
Voici une deuxième demande avec le même texte : « peux-tu me refaire ce dialogue avec moi de sentiments. Les souvenirs sont arrivés quand la mère regardait une photo de son beau-frère Anselme ».
Réponse plus longue :
" Bien sûr, voici une version du dialogue intégrant une photo qui ravive des souvenirs :
Fils : Bonjour maman, comment vas-tu aujourd'hui ?
Mère : Bonjour, mon chéri. Je regardais cette photo, tu sais. il me semble que c’est Anselme, non ?
Fils : Oui, c'est bien lui, ton beau-frère. Tu te souviens de lui ?
Mère : Oui, je crois. Il était toujours si drôle et il adorait nous faire rire.
Fils : Oui, c'est vrai. Tu te souviens des grandes tablées qu'on faisait chez lui chaque été ?
Mère : Ah, les repas chez Anselme ! Toujours un vrai festin, et il aimait tant cuisiner pour tout le monde.
Fils : Exactement. Et toi, tu faisais souvent ton fameux gâteau aux pommes. C'était le préféré de tout le monde.
Mère : Ah, ces moments me semblent parfois si proches, bien qu'ils soient loin. Tu sais, revoir cette photo me fait chaud au cœur.
Fils : Je suis content que ça te ramène de bons souvenirs. Ça me fait plaisir de les partager avec toi, même si c’était il y a longtemps.
Mère : Merci, mon chéri. Tu sais combien cela compte pour moi que tu sois là.
Fils : Je serai toujours là, maman. Ta mémoire peut s’échapper parfois, mais on garde ces souvenirs vivants ensemble.
Mère : Oui, ensemble. c'est tellement précieux. Prends soin de toi, et reviens vite pour qu’on continue de se rappeler les beaux jours.
Fils : Promis, maman. Je reviendrai bientôt, et je ramènerai d'autres photos pour qu'on se remémore encore plus de moments.
Mère : J'attendrai ça avec impatience. Je t’aime.
Fils : Je t’aime aussi, maman.
Ce dialogue met en avant les doux souvenirs éveillés par une photo et l'affection entre la mère et le fils, malgré les défis que posent la maladie".
Un touche de philosophie sous Alzheimer
Pour avoir une peu temps avant les soins j’ai appelé ma mère vers 7h50. Voici notre dialogue suivi d'un commentaire :
- Bonjour maman, comment ça va ?
- presque bien, ma chérie, mais pas entièrement.
- Ah bon ? C'est moi, Gilles, qui te parle.
- Ça me fait plaisir, je suis contente de savoir que tu vas bien.
- Moi aussi, sinon, au niveau physique, comment te sens-tu ce matin ? As-tu des douleurs ?
- Pas vraiment de douleurs, non. Je réfléchis à ce que je dois faire ou pas, mais je prends les choses comme elles viennent.
- Oui, c'est une sorte de philosophie.
- Oui, comme ça, je ne m'inquiète pas trop.
- Tant mieux alors.
- Je n’ai pas beaucoup de choses à faire, donc je prends mon temps.
- Ça me fait plaisir de t'entendre comme ça.
- Tu sais, je ne suis plus toute jeune, mais j'aime avancer.
- C'est bien Maman de voir les choses ainsi
- Oui, c'est vrai, je me sens à l'aise comme ça.
- Je suis content de te savoir sereine, maman. J'aimerais que tu sois heureuse.
- Je ne suis pas si malheureuse, j'ai un lit et c'est déjà bien.
- Oui, tu as des choses pour décorer ta chambre ?
- Oui, j'ai des choses.
- Je sais, que tu as des photos de tes petits-enfants qui sont précieuse pour toi.
- Exactement.
- Les enfants grandissent vite, les petites en photo au-dessus de ta table de nuit viennent d’avoir quatre ans.
- Oui, oui, je m’en souviens.
- J'aime parler avec toi
- Oui, moi aussi.
- Maman, tu te contentes de ce que tu as, c'est une belle qualité.
- Oui, il faut savoir se satisfaire de ce qu'on a.
- C'est vrai, et ça peut faire une bonne journée.
- Oui, c'est important de penser comme ça. On risque d'avoir du soleil aujourd'hui.
- Oui, ça fait du bien.
- Maman, est-ce que tu as faim maintenant ?
- Peut-être un peu.
- D'accord, je vais te laisser pour que tu puisses aller déjeuner.
- Je t'embrasse fort, embrasse bien ta femme de ma part.
- Je t'embrasse aussi maman, je pense fort à toi.
- Moi aussi, ma chérie.
- Passe une très bonne journée ! Au revoir.
- Au revoir mon fils.
Ce matin c’est très différent des autres matins. Ma mère ne dit pas qu’elle est perdue, qu’elle ne sait où elle est. A aucun moment elle ne parle de son ennui et de sa volonté de mourir. Cache-t-elle ses désarrois ? Ou est-elle dans une période d’acceptation de son sort comme cela arrive de loin en loin. La précédente était de juillet 2024, elle est aussi sur mon blog. Amis lecteurs si vous avez un proche atteint d’Alzheimer, vous me feriez plaisir en partageant votre expérience de la maladie sur mon blog.
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